Lundi 14 janvier 2008
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Economisons l'eau !....les tomates
article du Midi Libre du 12 mai 2007
...........Pascal Poot sur trois hectares d'une propriété qui en compte vingt-sept , cultive des légumes qu'il propose à la vente en plants et à la consommation. En
particulier des tomates dont il conserve en permanence les graines de 400 espèces différentes. Ce qui explique le nom de sa propriété ; Le conservatoire des tomates.
Son originalité provient du fait qu'il donne à la nature une grande part de la gestion de ses productions. Ainsi produit-il des tomates , et fort belles ,
sans les arroser autrement qu'à la plantation , sans les tuteuler ,sans leur fournir d'engrais chimique ni les traiter. Son secret : aucun autre que celui issu de l'observation de la vie des
plantes qui doivent s'adapter aux conditions naturelles
En fait il utilise au mieux , il optimise le terrain qu'il travaille. Une parcelle qui au cadastre s'appelle Laroque. Rien d'usurpé dans cette appellation ,
la roche affleure partout. Bien souvent cinq centimètres de terre aride sur des dalles de rocher ." il ne faut jamais enlever les cailloux !! " De quoi étonner sérieusement quand on vit
dans une région où des générations ont sorti des pierres des champs cultivés " j'ai constaté que les tomates poussent mieux là où il y a le rocher qui conserve l'humidité
"
Doux dingue ? Ce n'est pas l'avis de certains membres de l'INRA ou du CNRS qui le considèrent presque comme un des leurs ; un chercheur dont le laboratoire
est en plein champ .
Sa recherche ; les semences . Il sélectionne depuis toujours les siennes .Celles qui proviennent de plantes qui en trois générations ont su s'adapter aux
conditions qui leur sont faites . Et dès la première génération au sans eau " la première année je ne récolte que deux ou trois tomates , la deuxième deux kilos , la troisième une quinzaine
de kilos "
Mais il n'y a pas que la semence , il y a aussi la façon de cultiver . Le plant reçoit de l'eau à la plantation .Ce qui permet surtout aux racines de bien
adhérer à la terre .Ensuite plus rien que de l'eau du ciel . Les plants ne sont pas montés sur des tuteurs et les rangées ne sont pas séparées par des rigoles car il n'y a pas d' arrosage. On ne
pince pas pas non plus c'est à dire que l'on ne coupe pas les gourmands . "Ces jeunes feuilles sont celles qui captent le mieux le soleil. Les couper c'est comme supprimer des panneaux
solaires sous prétexte qu'ils font de l'ombre à la batterie qu'ils alimentent ! "
Enfin on aura compris que cette exploitation se passe de produits chimiques de toutes natures "En mettant de l'engrais ou en traitant on fragilise la
plante , on la rend incapable de se protéger seule contre les diverses agressions .En fait je rends son rôle à la nature . Le jardin potager n'est pas né avec l'industrie chimique .Il y a des
plantes que l'on cultivait au Moyen Age sans apport autres que naturels . C'est parce qu'on les protège que les plantes ne développent plus de résistance "
Sur les champs à peine grattés , étagés dans les clairières au milieu de la chênaie , les premières espèces , les plus précoces sont déjà plantés . Avant la
fin du mois de mai les premières tomates seront récoltées
12000 plants
Une serre unique abrite tous les semis .Environ 12000 plants . Ils sont vendus 1€ pièce et 1.50€ pour les aubergines .200 espèces de tomates , plus de
400 en stock dont une cinquantaine d'autres légumes
Stages Pascal Poot est membre du réseau "Savoir Faire et Découverte " Il propose des stages pour apprendre à
cultiver sans eau
conservatoire des tomates 34700 Olmet et Villecun
Téléphone :
06 83 13 26 50
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